Les débuts de l’Alliance Emploi-Environnement axe Alimentation durable
L’accord du Gouvernement régional bruxellois pour la législature 2009-2014 a été baptisé « Un développement régional durable au service des Bruxellois ».
Comme le souligne cet accord, « le Gouvernement visera à faire de Bruxelles un exemple en matière d’alimentation durable. (…) Pour y arriver, il développera un plan stratégique visant à développer l’alimentation durable et l’agriculture urbaine durable à Bruxelles. ». C‘est pourquoi la Ministre de l’Environnement de la Région de Bruxelles-Capitale, Evelyne Huytebroeck, met en œuvre un programme de Transition vers un système alimentaire durable.
De manière convergente et complémentaire, le Pacte de Croissance Urbaine Durable (« New Deal ») qui vise à favoriser l’accès à l’emploi décent pour les Bruxellois a également identifié les secteurs de l’Horeca et du commerce comme un axe prioritaire de développement.
L’Alimentation Durable occupe aujourd’hui environ 2500 emplois (sur les 32.000 emplois des secteurs liés à l’alimentation). Ce secteur, qui s’est considérablement développé au regard d’une demande croissante et de la pression citoyenne, devrait voir son potentiel de développement croître encore dans les années qui viennent. Ne pas investir dans ce secteur conduirait indéniablement à perdre des marchés.
La Transition souhaitée s’inscrit en cohérence avec les trois axes de l’Alliance Emploi-Environnement. Elle part du constat que les enjeux environnementaux représentent un gisement essentiel d’emploi et de développement économique pour les entreprises qui sauront s’adapter le plus rapidement ou se lancer dans les secteurs économiques liés à l’environnement. Cette Transition nécessite une nouvelle dynamique de gouvernance : elle vise à mobiliser et à coordonner les acteurs publics, privés et associatifs autour d’actions concertées. Le projet est innovant car il ne s’agit pas seulement de consultation et de participation classique mais d’associer les parties prenantes pour aboutir à un véritable engagement collectif et individuel à travailler ensemble en vue de la réalisation d’objectifs partagés, à savoir le développement de filières économiques liées à l’environnement et la création d’emplois de qualité.
Ce projet de transition veillera à
- une structuration de tous les maillons du système alimentaire, de la production alimentaire à la transformation, la distribution, la restauration et la formation et la filière des traitements des déchets,
- un rééquilibrage des parts de marché en facilitant l’accès au marché de l’alimentation durable pour les petits acteurs
- une augmentation de l’accessibilité à l’alimentation durable,
- l’exemplarité des cantines et organismes publics.
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